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 Call this self-destruction~ /OS

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Zune De Laudreuil
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partie moisir dans un coin

Feuille de Personnage
Race: Vampire
Pouvoir: Télékinésie
Look Actuel:

MessageSujet: Call this self-destruction~ /OS   Mar 11 Mar - 11:07













J'étais sur le lit d'Hakumei. Enfin, l'ancien lit de Belphegor. Le lit qui a été tellement usé, réutilisé et recyclé qu'il vaudrait mieux le jeter aux ordures et en ramener un autre. Turold, ci-présent, avait décidé de changer la literie alors j'avais décidée de m'installer sur le lit et de le fixer tourner en rond, épousseter nerveusement chaque recoin de la pièce, dans l'espoir que la petite chose cède enfin à un caprice naturel, qui était celui de lutter contre l'obstacle. De temps à autre, le petit humain tournait vers moi un regard frustré, à moitié suppliant, pour que je le laisse faire le travail qu'il s'était auto-attribué.

- Quelque chose vous tourmente.

Un rictus dérangea le coin droit de mes lèvres.
- Je n'ai pas besoin d'être tourmentée pour faire chier mon monde.
Je me laissais glisser, me retournant totalement sur le lit. Ainsi installée, sur le dos, la tête en bas, je voyais et le monde et Turold à l'envers. Turold hésita. Pendant un instant son bras resta levé, le plumeau en main mais sans réel but dans la tête. Ses lèvres, je le vis, bougèrent dans le vide avant qu'il conclu finalement par un...

- Vous avez raison. ...Venait-il juste d'avorter la conversation ? Blessée qu'elle ne continue pas, je lui ordonnais de m'expliquer ce qu'il avait en tête. Un sourire satisfait apparut sur son visage et ses yeux se fermèrent, confiants. Je ne m'en trouvais que plus agacée et me mis à soupirer.
- J'ai toujours raison~
- ...Parce que...
Reprit-il et à ce fait je reportais immédiatement mon attention sur le garçon. Parce que lorsque vous vous mettez ainsi, en plein milieu de mon travail, c'est que vous avez besoin d'être le centre de l'attention. De manière plus large, c'est tout simplement que vous vous ennuyez et si vous vous ennuyez c'est que quelque chose dans vos plans ne tourne pas rond.

Ma bouche s'entrouvrit légèrement. Je ris jaune, toujours ma tête à l'envers. Comment... Depuis quand était-il intelligent ? Je restais pantoise et ce coup-ci, cela aurait très bien pu être moi qui aurait mit un terme à la conversation mais... Quelque chose me poussa à continuer. A parfaire le sujet.

- Et d'après toï, qu'est-ce qui me contrarie dans mes plans ?
- Edouard.
Nouvelle pause, nouveau moment de silence. Il ne semblait pas vouloir en dire plus, ce qui semblait légitime s'il n'était pas sûr de lui. Il s'était retourné un instant et avait jaugé ma réaction.
- Le crétin aux cheveux blancs ? Pas besoin d'utiliser de périphrases, visiblement il savait son nom aussi bien que moi. Ah merde, j'avais laissé passer beaucoup trop d'informations ces derniers temps. Turold acquiesça, sourit, et retourna à son époussetage.
Je soupirais nerveusement et me retourna à nouveau, fixant férocement l'esclave.

- Mais encore ? En moins d'une seconde je m'étais relevée et postée face à lui- le forçant à se retourner. Mes yeux avaient un regard mauvais. Il y avait quelque chose qui clochait énormément chez ce gars.
- Il... Vous le détestez ! Il lâcha un hoquet que je considérais comme une réaction face à mon changement de comportement. Car je m'ennuyais, je devenais bien vite agressive, surtout quand on se mettait à me contrarier.
- Et depuis quand tu t'es déclaré télépathe ? Foutus télépathes ! A chaque fois que j'ai un esclave il se met à me manipuler ! Je m'apprêtais à le mordre ou une connerie du genre pour lui faire comprendre que j'étais pas contente mais ce petit gars eut un foutu réflexe qui m'ôta toute agressivité : Il m'enlaça.
Turold était quelqu'un de très affectueux et c'était la raison pour laquelle je l'avais récupéré. Même si j'étais loin d'avoir la même estime de sa part que celle qu'il accordait à son ancien maître, j'avais eu le droit à quelques rares gestes d'affections spontanés- notamment dans des lieux tels que mon lit. Celui-ci, par contre, je ne m'y attendais pas.

- Vous le dîtes si bien : Cela fait vingt ans que nous nous connaissons. Je commence à vous cerner vous aussi. Il s'était penché et avait murmuré cela dans le creux de mon oreille. Je venais de perdre chaque repère que j'avais et notamment à cause de cela, je me laissais tomber au sol, le cul le premier. Le gentleman amorti ma chute et cela ne fit que rajouter à mon sentiment.
- Quand as-tu cessé d'être une victime ? Chuchotais-je pour corriger ma question précédente, relevant le visage en sa direction. Il eut un sourire mystérieux qu'il laissa planer sur son visage et alla changer les draps du lit. Coite, je regardais le garçon, me demandant s'il n'avait pas monté tout cela uniquement dans le but de pouvoir changer les draps. Dans tous les cas, il semblait avoir reprit sa bonne humeur et s'était même mit à fredonner une chanson ! Les paroles m'échappant je me doutais qu'il devait l'avoir apprit chez les Darkest. Putain... Ce crétin était fier de lui !

- Turold ? Il se retourna immédiatement, le drap sale en main.
- Oui maîtresse ? Un ton trop enjoué pour qu'il ne soit pas conscient qu'il venait de marquer un point. Il était littéralement en train de se foutre de moi.
- Tu n'as pas fini d'expliquer ta théorie. Le garçon à la peau ébène eut un instant de sérieux où il sembla réfléchir ardemment. Son sourire était retombé et ses yeux s'étaient voilés, le perdant dans ses pensées, l'isolant du reste du monde.
- Eh bien... J'ai déduis que vous le détestiez au regard que vous lui avez offert, lors de votre première entrevue. Il enchaîna rapidement -Désolé je n'ai pas pu m'empêcher de regarder à la dérobée. Vous avez un rapport... Disons 'anormal' avec les esclaves et quand vous en possédez... Il hésita un instant, ceci référant à un passage douloureux de notre relation. Vous avez tendance à les élever au rang d'amis, qu'ils soient d'accord avec cela ou non. Son regard devint froid. Il me reprochait clairement 'ce passage'. Qu'importe. Je ne peux pas dire que vous êtes contre le fait de posséder des esclaves -vous en possédez. Mais il me semble que vous vous sentez plus proche d'eux que des autres espèces pour une raison qui m'échappe encore. Il s'arrêta et chercha dans mon regard une réponse à ses interrogations ou le signal qu'il valait mieux qu'il arrête de parler. Ne trouvant rien de tout cela, il continua. Aussi si l'esclavage s'arrêtait, vous seriez perdue.
- Boucle-la ou viens-en aux faits. Un léger spasme de sa part me fit comprendre qu'il se trouvait contrarié d'avoir décrypté le signal de continuer de parler juste avant de se faire arrêter. Turold eut un sourire timide et se demanda si c'était une bonne chose de l'ouvrir.
- Bref, d'une certaine manière, cette personne vous reflète. Mais l'idée en elle-même d'une personne née libre se jetant volontairement dans l'esclavage est loin de vous plaire et c'est pour cela que ce dernier vous gêne à ce point.
- "Il me reflète" ? Mon ton n'était pas des plus agréables et il se senti mal à l'aise à l'idée d'en avoir trop dit. Tu sors de ces conneries, des fois ! Sourire entendu, commun, puis moment de gêne. Le garçon se retourne et fini de retirer les draps sales pour les poser en boule sur le sol. Il passe devant moi, accède à l'armoire, attrape des nouveaux draps en se mettant sur la pointe des pieds, puis retourne au lit-nu, histoire de les y installer.

- Vingt ans... C'est vieux pour un esclave. Laissais-je échapper, me demandant immédiatement si c'était judicieux de sortir de telles piques. Turold ne la releva pas, il se mit juste à sourire. On avait déjà dû lui enseigner ce qui constituait son espérance de vie approximative au centre de dressage.
- Et alors ? Vous comptez vous débarrasser de moi ? Il avait prit cela comme s'il s'agissait d'une blague mais à cet instant précis, deux réponses heurtèrent ma tête. La première, celle qui aurait dû sortir par réflexe, était un "mais non !" justifié. Je n'avais pas pris la peine de déterrer un cercueil si ce n'était pour garder la prise se trouvant à l'intérieur. Turold était convaincu de cette idée. La seconde était l'idée que j'avais de transformer le pauvre petit être, le garçon issu d'une usine d'élevage, en Vampire et de voir comment un esclave si fragile se débrouillerait avec une telle puissance coulant dans ses veines. Mon dernier novice en date, Belphegor, me fuyait et j'avais envie de le remplacer. Je savais aussi que Turold était beaucoup trop mortel pour l'affection que je lui portais. Un silence lourd s'installa donc dans la pièce et au fur et à mesure que les secondes passèrent je me mis à désirer ardemment voir se décomposer le visage du garçon alors que toutes ses certitudes allaient commencer à s'ébranler. A partir en fumée. L'esclave frissonna et il n'eut d'autre choix que de s'assoir sur le lit. Il se mit à me regarder, moi, toujours assise sur le sol. Je décelais de la peur dans son regard. ... Vous comptez vous débarrassez de moi ? Répéta-t-il sans obtenir plus de réponses. Et durant tout ce temps où je me taisais, j'entendais bien cette voix hurler dans ma p'tite tête "C'est mal ! C'est mal !" et c'était, à vrai dire, cruel de s'acharner sur un gars ayant tant d'importance. Autant, s'il en avait, que Near ou Sabrina. Bref, un gars que j'aimais beaucoup. Et moi, je continuais de regarder au sol, puis lui, puis au sol, jusqu'à remarquer que ses yeux étaient larmoyant, que sa bouche s'était entre-ouverte et que sa lèvre supérieure tremblait. Et il ne me quittait pas du regard. Si vous... La phrase s'étrangla dans sa gorge et ce fut à mon tour de frissonner. Aah pourquoï tant de mélodrame ? Je n'aurais pas dû le tourmenter ainsi, la situation me faisait désormais honte. Si vous pensez un jour à me revendre, tuez-moi. Je relevais la tête vers lui, tentant de garder mon air impassible histoire de ne pas perdre la face. Je savais cependant que ce gars-là aurait très bien pu faire acteur dans une autre vie tellement son jeu de scène était prenant. Il n'y a eu que deux personnes en ce monde que j'ai aimé. J'ai perdue la première, je ne survivrais pas à la perte de la deuxième. Alors tuez-moi, cela sera mieux pour tout le monde. Et d'un seul coup, j'eus envie d'essayer. De forcer ce gars-là à changer de maître, de le forcer à servir sous les ordres de quelqu'un d'autre. De le voir supplier, implorer, prier, désespéré... Je voulais voir s'il était capable de prendre les devants, d'aller jusqu'au suicide si je l'emmenais assez profondément dans les ténèbres.
- Je comptais faire de toï un Vampire. Bon, ça, c'est dit. Ses yeux s'étaient mis à couler et il posa son poignet contre son nez pour éviter que celui-ci ne fasse de même. Un sourire, fugace, réapparut sur son visage avant de disparaître à nouveau.
- Et je me retrouverais dans cette situation où l'on veut servir sans le pouvoir ? Kss. Il pouvait bien refuser, ce n'était pas pour autant que j'allais changer d'idées ! Fascinant quand même ! Ce n'est pas tout les jours qu'un esclave refuse de passer maître. Quelque part, cela ne me surprenait pas. Mais dans un autre sens... Je n'avais même pas pensé à lui demander son avis ! Au fond, je ne savais clairement rien de lui. La preuve en était qu'il m'avait analysée bien mieux que je ne l'avais analysé ! Je n'avais même pas pu prévoir sa rébellion des dernières semaines !
- Couleur préférée ?
- Pardon ? Il eut une grimace de surprise, je trouvais ça mignon. Mais je ne changeais pas de ton pour autant. Celui-ci, impérieux, ordonnait une réponse.
- Ta couleur préférée !
- Bleu.
- Ton animal favori ?
Question idiote, le pauvre n'avait eut accès à un livre d'image que depuis peu. Je doutais qu'ils lui apprennent le bestiaire au centre de dressage.
- Le koala. Je le dévisageais, plus amusée que surprise. Sérieusement ? Le koala ?
- Eau chaude ou eau froide ?
- Chaude.
Il répondait instinctivement désormais et ses réponses fusaient plus vite que mes questions ce qui me gênait un peu.
- Garçons ou filles ?
- Je ne comprends pas.
- Préférences sexuelles ?


Il s'arrêta un instant et j'eus peur d'avoir -déjà!- brisé le jeu. Il se contenta de répondre froidement.
- Un esclave n'a pas à en avoir. ...Avant de reprendre un visage un peu plus agréable.
- Mais si, toï, tu devais choisir... Insistais-je. Il haussa les épaules pour toute réponse, se releva du lit pour enfiler les nouvelles housses. Ce fut à cet instant que ça me frappa. S'il s'était positionné d'un côté plutôt que de l'autre, il aurait craché sur soi Philipé, soit moi. S'il m'avait affirmé être gay, j'aurais eu du mal à lui demander ce genre de rapports par la suite. J'aurais certainement été jalouse, amère... En refusant de répondre, Turold se protégeait et protégeait notre relation. Je levais les yeux au ciel.

- C'est pas la peine de le cacher, que tu préfères les garçons. Lançais-je, acide. Ce n'était pas marrant du tout. Il finit d'installer la nouvelle parure de lit -seul c'est toujours difficile et attrapa la boule de literie sale dans ses bras. Il attendait mon autorisation pour quitter la pièce. Je lui souris. Aah 'le koala', j'vous jure ! Prépare-toï, on va rendre visite à Philipé dans deux heures.

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