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 Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]

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Ren'bo Kyouran'
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MessageSujet: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Mar 27 Nov - 22:25

Voilà quatre jours que je repassais le pas de ma porte après avoir passé huit long mois enfermé dans une boucle temporelle. C'était un mardi en début d'après-midi, j'étais abattu, pas forcément par l'expérience en elle-même, mais plutôt par un genre de décalage, celui de se retrouver propulsé plus d'une demie année en avance alors que quelques heures auparavant nous revivions sans s'en rendre compte la même journée une énième fois.
Il était particulièrement rare de me voir comme ça, le visage gris, creusé, des cernes bien marquées sous les yeux, les cheveux aplatis et vidés de leur éclat habituel, le dos voûté et les jambes molles. Quel piètre spectacle offert par un soit disant Lycan de sang pur !

Sans même prêter attention au demi centimètre de poussière ayant figé la maison depuis mon absence, sans le moindre détour, ni même enlever ma blouse, mes pattes prirent la direction du grand canapé, non plus noir mais tirant maintenant sur le gris. Il fallut quelques secondes avant que le nuage ne se dissipe pour me laisser à nouveau apparaître, affalé malproprement au milieu des coussins, les yeux écarquillés, la bouche entrouverte, sèche... Diablement sèche. Je n'ai jamais su s'il s'agissait de ce phénomène qu'on appelait le second souffle, ou encore l'instinct de survie, mais malgré ma fatigue extrême, je trouvais l'énergie de bondir en avant, laissant le tissu cotonneux qui m'enveloppait sur place, pour finalement foncer vers la cuisine.

...


YES !!

C'était une victoire qui sonnait bien faire durant cet instant, le poing brandit, tenant fermement une bouteille de bière encore capsulée. Surement possèderait-elle un goût infâme puisque je ne l'avais pas achetée juste avant les événements du labo, mais elle en serait toujours aussi désaltérante, enfin j'espère...

En sortant de la cuisine, je remarquais que seules mes traces de pas figurait au sol au milieu de ce tapis duveteux. Je passais la tête au delà du mur me séparant de l'entrée, la porte était restée ouverte, et Frozen sur le palier.


Tu peux rentrer, t'as pas besoin que je t'y invite, tu connais la maison, fais comme chez toi. On va avoir du boulot pour tout nettoyer...

A peine eus-je terminé ma boisson que, revigoré par ce nectar, je fonçais ouvrir toutes les fenêtres pour faire partir cette horrible odeur de renfermé qui me déchirait les narines.

Et la journée continua ainsi jusqu'au soir, alternant petits repos et nettoyage en profondeur. Tentant de remettre un peu d'ambiance en sortant quelques conneries à Frozen de temps à autres histoires d'alléger le travail et aussi m'assurer qu'elle va bien. Cette journée, ou plutôt cette boucle temporelle m'avait profondément marqué, et j'avais envie de penser à autre chose, alors j'ai supposé, ou plutôt espéré que Fro soit dans le même cas que moi et pas pire.

Puis, vint le tour de la salle de bain... Je ne l'avais pas reconnu, un puissant parfum d’égouts, le marbre recouvert de moisissure, des insectes, pleins d'insectes... Même les couloirs bétonnés et pas forcément toujours bien éclairés des labos semblaient plus accueillant ! J'ironise bien sûr, je préfère de loin être ici.

Et c'est ainsi qu'en même temps que la nuit, je tombais de fatigue sur le même canapé que celui m'ayant tendu les bras quelques heures plus tôt, m'accueillant à la maison comme si je lui avais manqué. A la base, l'idée s'était de me détendre un instant en me reposant les yeux. Quelle débile de ne pas assumer mon épuisement, résultat je dois dormir comme une vieille souche alors que je fais pas mon âge !



Les journées qui suivirent étaient bien plus agréables, tout du moins j'essayais de faire en sorte qu'elles le soient à hauteur de mes moyens. Légèrement traumatisé par la vue d'une créature nous ayant pris au piège contre laquelle, et ce pendant huit mois, je n'ai rien trouvé à faire pour nous sortir de ce merdier, je ressentais le besoin de vivre pleinement chaque instant et de transmettre cette positive-attitude à la demoiselle m'accompagnant. D'ailleurs, je crois que je n'ai jamais été aussi positif de tout ce dernier siècle, ou demi-siècle. En bref notre rythme se tenait à se réapprovisionner, remettre en état les machines de l'atelier, réaménager la maison, trouver de la nouvelle déco, de nouvelles fournitures pour la maison, etc...
Pour être sincère, je ne me reconnaissais pas beaucoup avec ce comportement, mais ça ne me dérangeait pas, globalement je me sentais bien, globalement... J'avais au fond de moi une petite part de peur, pas très grande, mais quand même présente, et parfois, elle grandit, elle prend plus de place et elle m'angoisse. Je crois que ça se remarque, j'ai un profond moment d'absence, le visage sévère et fermé, et je me sens effroyablement mal, jusqu'à ce que mon attention soit rappelée par la réalité environnante, par un bruit, un mouvement, n'importe quoi.
Et c'est très justement dans un de ces moments que je me trouve actuellement, l'estomac serré, des images de la créature du labo me revenant en tête, comme des flashs des autres scientifiques, ceux qui sont sortis mais aussi les autres, ma propre vie en danger mais aussi celle de Frozen. Frozen, qui nous a permis de sortir. Comment ? Comment s'en est-elle sortie également ? J'ai fuis, j'ai fais une erreur, je n'ai pas regardé derrière moi, je ne suis pas resté à ses côtés quand la boucle s'est brisée. Qu'est ce que j'ai fais à ce moment précis ? Où est ce que j'étais ?...

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MessageSujet: Re: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Mar 27 Nov - 23:14

« Il m’a tué combien de fois, tu dis ?! »
« Hé, du calme ! Tu m’as pris pour quoi, une balance ? »
« Comment tu peux être de son côté… ? »
« Ha… C’est très simple, ma belle ! Je suis du côté de ceux qui survivent ! »

Elle ferma les yeux et franchi le pas de la porte de Ren’bo. ‘Faire comme chez elle’… Non merci. Elle avait eu un chez elle, autrefois. Elle ne s’en souvenait plus clairement, mais la sensation demeurait. Petit à petit, tout se précisait. Si seulement elle laissait le temps aux choses d’êtres.
Mais tout devait aller vite pour la petite chose. Car elle n’avait pas de quoi se reposer ni de quoi être heureuse. A la solde d’Izzy Berger, dans l’unique but d’achever le reste des scientifiques et de ramener le clone Mare, elle ne pouvait vraiment savoir si sa mission était une réussite ou un échec. Elle aurait dû prendre des nouvelles du reste du monde, deviner ce qu’il était advenu de son camp, si tant soit peu qu’elle en avait jamais eu un. Mais la première chose à faire était de se soigner.
Elle saignait toujours de sa dernière blessure.

Se dirigeant vers la salle de bains, attrapant une bobine de bandages et du désinfectant, elle s’entoura la taille où gisait une trace de crocs laissant chaire d’une couleur légèrement bleutée, béante. Superficiel pour son organisme, impressionnant à voir. Un bruit caractéristique rongea le bandage au moment où elle l’appliqua. Le tissu s’affina pour disparaitre lentement. Qu’importe. Elle s’enroula encore plusieurs fois, assez pour que le pansement tienne.

Avait-elle vieilli durant cette boucle ? Pouvait-elle dire qu’elle avait gagné en âge ? Si elle devait faire le décompte, les années depuis sa pseudo-création ne s’alignaient pas tellement. Elle avait grandi si vite que cela lui en filait le vertige. Elle aurait tout donné pour retourner auprès de Ruko. Fermer les yeux un instant, oublier le poids que les autres faisaient poser sur ses épaules, ces alliés et ces ennemis sans le moindre sens dans lesquels on la jetait, presque à l’aveuglette. Et elle était là, sans savoir à qui elle était vraiment loyale ni qui elle était vraiment. Elle couina.

Elle repensa à Camille qu’elle avait laissé sur place. Bon débarras ! Cette crevure les avaient regardé mourir plus de fois qu’il n’en fallait sans se décider à lever le petit doigt. Dire qu’elle l’avait pris pour un ami… Mieux valait arrêter d’être si naïve à l’avenir. Elle s’en fit la promesse.
Il semblait que le seul intérêt qu’on lui trouvait était son utilité. Pas très surprenant, maintenant qu’on lui avait si subtilement rappelé l’endroit d’où elle venait. Mais cela lui pesa tant qu’elle se doutait que ce sentiment ne durera pas. La haine, surement. La méfiance, peut-être. Elle changeait. Elle ne pouvait rester cette petite créature idiote qui vivait pour les autres. S’il fallait arracher le droit d’exister, elle n’aurait qu’à s’en salir les mains.

Quittant la salle de bains, elle ferma les yeux en rejoignant Ren’bo. Elle resta à une bonne distance de lui, un peu secouée par l’aventure qu’ils avaient vécus. Oui l’’aventure’, c’était une jolie façon de nommer un énième truc horrible. Elle s’assit sur un fauteuil et y réfléchi quelqu’instants. Son esprit était encore embrouillé, encore perdu. Larguée entre des journées se répétant, trainant parmi les limbes d’une temporalité brisée, elle cherchait parmi tout ceci des souvenirs qu’elle n’avait plus. Elle se sentait nauséeuse, différente. Quelque chose avait changé, preuve en était qu’ils avaient pu s’enfuir. Lorsqu’elle gardait les yeux fermés, elle entendait quelque chose gronder.
Et ce n’était pas son estomac. Elle esquissa un sourire. Elle n’avait pas faim, au contraire, mais elle devait se forcer à manger si elle voulait tenir le coup.

Elle laissa les journées se perdre, rythmées par des repas qu’elle ne parvenait pas à apprécier. En elle, ce qui avait été brisé se réparait d’une manière différente, se soudant dans une étrange substance collante.
Filant un coup de main à son tuteur pour les tâches du quotidien, elle n’appréciait pas vraiment le travail pour autant. Son temps en tant qu’aide ménagère l’avait définitivement guérie de toute envie d’entretenir un logis pour d’autres personnes qu’elle-même. Elle tentait de ne pas repenser à cette période de sa vie. Ni à aucune autre d’ailleurs.
Dans un perpétuel dédain, une fuite, ce n’était pas si dur pour elle d’ignorer ce qui venait de se passer. Parfois, les cauchemars la rattrapaient et elle craignait d’y être encore. Mais elle avait assez d’expérience là-dedans pour rationaliser. Se dire que rien n’était finalement si grave si sa propre vie lui importait si peu.

Elle sursauta vivement en remarquant que Ren’bo s’était perdu quelque part, sans qu’elle ne sache où. Se rapprochant de lui, plus terrifiée qu’inquiète, elle grimaça en tendant lentement sa patte vers lui.
« Hé, Ren’bo… ? T’es là… ? »

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MessageSujet: Re: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Jeu 29 Nov - 0:19

Où-est ce que je suis ?... Il y a quelque chose de froid contre ma main gauche, mais il fait noir, je ne parviens pas à voir ce que c'est. Il suffisait d'ouvrir les yeux, tout simplement. Un bureau, c'était un simple bureau à l'aspect vieilli, démodé, usé, sur lequel reposait des documents techniques, je pouvais en comprendre le contenu, de manière éparse. Qu'est ce que cela pouvait bien raconter ? Mon autre main tenait un stylo, et une goutte s'écrasa sur une des feuilles sous mon nez. De la sueur, elle dégouline de mon front. Pourquoi ? Une voix m'interpella dans mon dos, j'y répondis sans décrocher de ces foutus papiers. Je crois que c'était un craquement, mon poing droit s'écrasa sur la table, brisant le stylo et je me retournais. C'est quoi ce truc ? L'instant d'après je me trouvais dans un couloirs, long, froid, terne, faiblement éclairé face à une Abomination. A quoi bon est ce que tout ça rimait ? Mon bras droit était de l'autre côté du couloir, il fait froid de nouveau et je n'y vois maintenant plus rien. Mais il suffit d'ouvrir les yeux pour savoir ce qui est froid sous ma main... Tout simplement...
C'est un escalier. Je suis assis sur un escalier et ma main droite tient des documents techniques, dont je comprend une partie du contenu. Quel est le sens de ce brouillon ?... Il y a d'autres personnes, ils n'ont pas l'air plus avancés que moi. Est ce qu'ils me connaissent ? Peu importe, je dois comprendre. Une goutte s'écrasa sur les documents. Je transpire fortement, c'est du stress ? Un genre de grognement résonna, je n'y réagis pas. Quelque chose s'approcha de moi, doucement, il y avait une voix, mais j'entends mal, comme depuis l'intérieur d'une bulle. Je n'arrive pas à tourner la tête, rien ne bouge selon ma volonté. Finalement, mon environnement change en un clin d'œil, je ne reconnais pas, un visage proche de trouve au centre, une main, si proche, mais tout est flou et distordu. Je sais pas où je suis...


"Hé Ren'bo... ? T'es là... ?

C'est à moi que l'on s'adresse ? Dans un mouvement faible et lent, j'attrapais la main par le poignet délicatement, comme un réflexe inconscient pour tenter de me sortir de cet enfer. Sauf qu'au contact de quelque chose de tangible, la rupture fut assez violente pour me faire perdre mes moyens mais aussi l'équilibre, entraînant Frozen dans ma chute en arrière.

Ma tête frappa le sol deux fois, puis je senti le poids de la jeune expérience s'étaler sur moi.

Bien que le choc était plutôt ridicule, j'avais un petit peu le tournis avant de réaliser parfaitement la situation. Étendu de tout mon long devant l'entrée de la maison, la jeune étalée sur moi par ma faute, une bouteille d'eau renversée par terre, celle que je devais emmener dehors pour arroser quelques pots de fleurs en piteux état.

Je me mis a gesticuler maladroitement de gêne mais aussi ne sachant pas comment Frozen réagirait à cette même situation, je tentais de lui permettre de se relever avec plus d'aisance et de facilité par automatisme d'individu serviable, ce n'est pas comme si elle en avait vraiment besoin.


"Je suis désolé, je... Je crois que je vais pas super bien, et je... Merde..."

Plus la gêne se faisait présente plus j'avais tendance à gratter le bras gauche, si fort comme la peau en rougissait déjà jusqu'à ce que du sang en perle doucement. Je ne me reconnaissais plus. Depuis qaudn j'adoptais ce comportement face à quelqu'un ? Qu'est ce qui n'allait pas chez moi ? Rien de ma vie, à ce jour, ne semble avoir changé, alors pourquoi tout à coup je m'inquiète du jugement et de la réaction de quelqu'un ? Est ce que c'est une des conséquences de notre enfermement dans les labos ?...

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MessageSujet: Re: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Jeu 29 Nov - 21:36

Il était flippant. Il faisait peur, pas mal. Du genre inconsistant, incohérent... Imprévisible. Et la petite canidé de se tenir sur ses gardes, ses réflexes prêt à la défendre au moins soupçon d'un geste de travers. Elle retenait sa respiration, ne bougeait pas d'un pouce, les yeux exorbités. Elle attendait...

Il lui attrapa le poignet alors qu'elle retint de justesse un coup de pied de s'écraser entre ses côtes. Résistant à la chute, elle fini cependant par tomber à genoux sur lui. L'expression horrifiée d'une créature acculée en aurait fait exploser plus d'un en moqueries, si tant est que ce 'plus d'un' allait vivre assez longtemps après avoir tenté un tel affront.

"Je suis désolé, je... Je crois que je vais pas super bien, et je... Merde..."

<< J'avais compris... >> Lâcha-t-elle d'un ton glacé en se jetant sur ses deux pattes arrières dans un petit bond. Elle s'épousseta les manches de sa tenue, plus pour faire passer un message courroucé que par véritable soucis de présentation: ses fringues étaient abimées depuis longtemps et elle ne prenait pas le moindre ombrage d'un trou par-ci ou d'une tâche par-là.
Quelque chose clochait définitivement chez Ren'bo Kyouran' et elle n'avait pas besoin qu'il le confie pour s'en être rendu compte. Mais pouvait-on le blâmer ? Elle ne savait que trop bien les impacts qu'avaient de tels événements sur 'les gens normaux'. Hé. Elle esquissa un rictus supérieur. C'était pas si grave, va. << Je vais te chercher un pansement. >> Qu'elle lui marmonna. L'odeur du sang devenait un peu trop fort pour ses narines si sensible et cela commençait à la gêner. Certes, carnivore strict ou non, elle n'avait jamais pensé à dévorer une bestiole qui mesurait plus d'un mètre dix. Cependant, elle souhaitait que les choses restent telles qu'elles: Ren'bo n'allait pas devenir un steak saignant à ses yeux.
Elle passa à la salle de bains, dans laquelle elle se lava les mains, par réflexe. Puis les avants-bras. Puis le visage. Elle vit sa bouille dégoulinante d'eau se reflétant dans la glace et détourna le regard. Les contacts, forcés ou non, n'étaient plus son fort depuis une éternité. Elle s'assit sur le rebord de la baignoire, la tête lui tournait. Un petit rire, du genre moqueur, du genre perdu. Il y avait bien trop de souvenirs qu'elle cherchait à oublier.
Elle sentait encore...

A se demander pourquoi elle n'avait pas tué ce type à ce moment donné.

Il lui fallut quelques minutes pour se reprendre. Elle était terrifiée et elle le sentait. Ça n'était pas bon de paraitre terrifiée en société. Mieux valait se canaliser et cacher ses émotions. C'était Ruko qui le lui avait appris.
Elle se traita d'idiote d'avoir laissé cette histoire revenir la hanter. Elle se ragaillardi et choppa le pansement. Elle n'avait pas trop laissé à Kyouran' l'occasion de refuser. Elle avait eu besoin de ce moment... Seule. En paix. Mais ça n'allait pourtant toujours pas.
Qu'importe. Elle n'avait pas à se lamenter sur le passé. Cela allait passer. Elle allait réussir à oublier tout ça. Sa mémoire, un labyrinthe aux murs condamnés. Ne restait de tous ces récits qu'un chemin droit, tracé, ne dirigeant que vers ce qui importait. Ce qui était annihilé se devait de le rester. Les yeux douloureusement fermés, elle retourna à la salle.

<< Voilà le pansement. >> Lâcha-t-elle, la bouche empâtée, en tendant, paume ouverte, le sparadrap qu'elle avait récupéré.

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MessageSujet: Re: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Mar 4 Déc - 18:17

Bien que, par soucis d'éducation, j'aurais bien présenté une main pour aider la jeune demoiselle à se relever, mais celle-ci m'avait clairement devancé d'un simple bond d'une souplesse à n'en rien redire.
Son regard, il était évident qu'elle me toisait, associé à ses gestes, serait-ce de l’impertinence ? En temps normal, j'aurais apprécié, dans le sens où ça m'aurait fait rire puisque je l'aurai pris non pas comme un manque de respect mais comme un défi, mais j'étais encore trop loin d'avoir parfaitement repris mes esprits pour réagir naturellement, bien au contraire, je ne sus vraiment y réagir et restait les yeux fixés vers un autre univers.


"J'avais compris..."

Malgré les quelques secondes dont j'eus besoin pour me relever, ses mots résonnaient dans ma tête, il n'y avait pas d'autre bruit autour de nous, rien pour me permettre de me concentrer là dessus, ce ton sec et froid sonnait comme un écho. Je suis si pathétique que ça à tes yeux ?... Voilà quelque chose qui ne passera pas totalement inaperçu.

" Je vais te chercher un pansement."

Sorti de ma torpeur à cet instant et pour de bon à priori, je regardais sans un mot mon bras d'un mouvement vif de la tête, du sang ruisselait très légèrement sur ma peau. Je n'avais pas spécialement besoin d'un bandage, mais qu'il en convienne... Seulement, si cela n'avait pas été prononcé à demis-mots, je l'aurai congédiée de cette action, il me semblait plus adéquat d'y aller moi-même. Mais je ne dis rien, je la regardais simplement aller à la salle de bain, sans bouger, laissant quelques gouttes de sang s'écraser au sol. En les regardant, durant un court instant, je revis ma propre transpiration tomber sur cette fameuse feuille aux labos. A cette pensée, je secouais énergiquement la tête pour me sortir tout ça du cerveau, j'ai maintenant un autre problème à gérer, et je ne sais pas comment m'y prendre...

Frozen semblait prendre un peu de temps pour trouver un pansement dans la salle de bain, j'en profitais pour essuyer les tâches que je venais de faire au sol, et éponger le gros de mon sang qui suintait tranquillement, pour découvrir des griffures nettement marquées tout de même. C'est bien la première fois que je m'écorche tout seul de cette manière, qu'est ce qui peut bien me faire stresser ainsi ?... Est ce que Frozen serait à l'origine de mon angoisse ? Certes elle ne respire pas la joie de vivre et ne démontre pas un véritable plaisir à être en ma compagnie mais je doute que ce soit une raison tangible pour me faire douter à ce point ?

Le temps de cette courte réflexion, elle arriva vers moi, le visage encore légèrement humide, pour me tendre une simple bande propre. Alors que je saisissais le pansement sans m'attendre à la moindre remarque de sa part...


"Voilà le pansement."

La regardant avec un peu plus d'insistance, laissant le temps d'un flottement avant de relever la main puis de la remercier et enfin m'enrouler le bras convenablement, bien que je pense encore cela inutile, aucune réflexion ne me vint à l'esprit, cependant, spontanément, ma réaction naturelle fut de jurer. Non pas à l'encontre de ma blessure, ni même de ma pseudo perte de connaissance, mais contre cette situation, contre cette absence d'émotivité après ce qu'on venait de traverser...

"Dis-moi Frozen, est ce que tu me détestes ?

Mon ton ne se voulait ni sec, ni froid, ni ironisant. Mon visage, en accord, se trouvait sérieux, pas de sourire cette fois-ci, les sourcils très légèrement froncés. Je relevais alors doucement le menton, la regardant dans les yeux à présent, au plus profond de son regard. Je veux comprendre ce qu'il se passe chez elle, je veux savoir pourquoi j'ai autant du dépendre d'elle pour nous en sortir aux labos, je veux savoir ce qu'elle a vécu tout ce temps où elle est partie loin, je veux savoir comment elle me considère, je dois savoir comment me comporter pour la suite vis à vis de la demande que l'on m'a fait à son encontre. Je veux être acteur et non plus observateur, et encore moins nounou d'une jeune qui en bave surement vu la vitesse à laquelle elle grandit.

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MessageSujet: Re: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Jeu 6 Déc - 21:30

"Dis-moi Frozen, est ce que tu me détestes ?"

Les secondes s'envolèrent dans un silence de nuit. Les non-dits envahirent la pièce d'une lourdeur si vive qu'elles empêchaient Frozen de respirer normalement. Elle eut un sursaut nerveux, se repositionna sur ses deux pattes arrières et chercha, en vain, à regarder Ren'bo dans les yeux.
Il n'y avait pas de mots adéquats en réponse à cette question. Il n'y avait pas de nom au sentiment qu'elle cherchait à fixer sur Ren dans son coeur. Elle ferma les yeux un temps, se mordit la lèvre.

<< Non. >> Elle regarda la fenêtre. << C'est idiot que la seule personne à ne pas m'avoir fait de mal me demande ça, non ? >> Ses lèvres se tordirent dans un genre de rire, un souffle amusé, teinté d'un cynisme glaciale. << Est-ce que j'ai déjà fait ou dit quelque chose qui puisse te faire croire que je te déteste ? >> Elle n'avait rien fait. Voilà le mot. Elle aurait bien dû laisser les coordonnées de ce laboratoire secret s'envoler parmi les airs, forcer les informations à filtrer. Dans le meilleur des cas, elle aurait peut-être même dû enfoncer une lame dans le dos de ses amis.
Elle n'avait rien fait.

Au Diable la loyauté incertaine. S'il fallait choisir son camp, elle choisissait le sien. Qu'il lui reproche quelque chose maintenant, n'était-ce pas.... Un peu...
Exagéré ?
Hypocrite ?
Ironique ?

Hé. Qu'avait-elle fait encore ? L'erreur de trop, la seule ? Le geste malencontreux ou un mot proféré avec une toute autre intention ? Comme d'habitude, au fond, elle se retrouvait seule sans comprendre le moins du monde pourquoi les gens qu'elle aimait lui en voulaient tellement. Et quelle était la prochaine étape ? Elle se targuait de le savoir.

<< C'est juste... >> Alors mieux valait fuir, courir, se sauver avant qu'on ne la lui reproche. Qu'elle fasse ce pas de trop dans la direction de quelqu'un, qu'on lui souffle dans l'oreille un 'fait cela pour moi' ou 'tu sais en quoi tu me serais utile ?' Il valait mieux éviter les affaires de sentiments. Il valait mieux éviter de se rendre compte qu'on s'était attaché, surtout dans les circonstances où étaient les choses. Surtout avec cette angoisse qui broyait ses entrailles. << Que je ne devrais pas être là. >> Elle frotta doucement son bras gauche, embarrassée. Elle n'aurait pas dû se cacher ici aussi longtemps. Un jour ou l'autre, il allait apprendre la raison pour laquelle elle était retournée le voir à ce moment précis.

Elle partira le lendemain. La gorge un peu nouée, elle réfléchissait à comment couper court à cet échange malaisant. Elle jouait nerveusement avec le pan de sa manche, réfléchissait comme elle le pouvait.

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MessageSujet: Re: Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]   Hier à 23:35

Le poids des mots. Le poids de mes mots. Je venais d'abattre quelque chose de puissant, et pourtant, il ne s'agissait que d'une simple question, mais je sentais toute la pression qu'elle provoquait. Si je n'en avais pas été l'auteur, moi aussi j'étoufferais dans de telles circonstances, mais voilà tout, je joue avec le feu, parfois pour me brûler, parfois pour m'apprendre, et là j'avais besoin d'apprendre. Une énième suspension du temps plus tard, Frozen, déconcertée, semblant ne plus savoir qui ou quoi regarder, ni même si elle devait se tenir sur ses gardes quant à une éventuelle menace, ou bien s'ouvrir ouvertement à cette interrogation, finit par répondre malgré tout.

<< Non... C'est idiot que la seule personne à ne pas m'avoir fait de mal me demande ça, non ? >>

Bien que ses réponses étaient assez décousues, je préférais attendre qu'elle finisse de dire ce qu'elle avait à dire... Je la trouve bien expressive cette fois-ci, est ce qu'elle ressent de l'angoisse ? De l'injustice ? De la détresse ? Une chose est sûre, c'était inattendu pour elle, et elle ne sait pas tout
à fait comment y réagir, ce qui veut dire qu'elle ne me fait pas confiance, sinon, dans le cas contraire, elle me connaîtrait suffisamment pour ne pas me craindre et ne paniquerai pas à la formulation d'une réponse aussi simple.


<< Est-ce que j'ai déjà fait ou dit quelque chose qui puisse te faire croire que je te déteste ? >>

Une question pour une réponse, mais on y était pas du tout, elle me répond par deux questions. Normal de s'interroger, mais pas de cette manière. Elle a quelque chose sur la conscience, elle est prête à exploser, je viens seulement d'approcher une flamme de sa mèche, comment va-t-elle réagir ? Va-t-elle me reprocher de jouer avec ses sentiments ? Etre soulagée ? Ne pas comprendre ? Moi j'ai besoin de comprendre.

<< C'est juste... Que je ne devrais pas être là. >>

Ha ?... Mais que voilà par ici ? Ne serait-ce pas un tissu de vérité bien caché qui commencerait à dépasser de la poche de son esprit ?... Il ne me restera plus qu'à tirer dessus le moment venu. Toujours est-il que je venais de voir ce que je voulais, il est temps d'arrêter ça et de lui répondre ce que je pense réellement.

Regardes-moi s'il-te-plaît.

Détendant les traits de mon visage, regardant un très court instant dans le vide, et soupirant doucement de soulagement, je reprenais immédiatement.

C'est parfait alors ! Dis-je avec un sourire franc J'avais peur qu'avec ce qu'il s'est passé ces derniers mois, mon incapacité à t'aider, à nous aider tous, et ce que tu as traversé, tu ais perdu le sens de tes émotions, que tu sois devenu un parfait glaçon et que tu m'en veuilles d'avoir été aussi peu utile.

Je marquais maintenant une courte pause, déviant moi-même le regard, ne voulant plus savoir qu'elle est sa réaction finale, je ne l'a connais pas très bien non plus, je joue quitte ou double de cette manière, pourvu que la chance soit avec moi cette fois-ci !

En revanche, ce n'est pas si idiot que la seule personne qui ne t'ai pas fait de mal te demande ça, tu es encore jeune, ce n'est pas étonnant que tu ne vois pas de suite l'intérêt que je porte à ton jugement de ma propre personne. Et si tu te demandes pourquoi, c'est parce que justement, je ne veux pas te faire de mal, et j'aimerais que personne ne t'en fasses que cela pique autant ma curiosité... Tu me fascines...

Avant de rajouter quoi que ce soit, je préférais maintenant prendre mon courage à deux mains, soutenir à nouveau son regard et découvrir quelle réaction je venais de créer chez elle. Seulement, au fond de moi, je restais totalement partagé. Pourquoi j'agissais ainsi ? Habituellement je n'ai pas la moindre retenu à dire ce que je pense, je n'appréhende pas aussi mal le comportement retour de mon interlocuteur, je me tiens prêt à répondre physiquement si cela est nécessaire, alors pourquoi je me retrouve à agir comme un enfant ?... Est ce que c'est inconsciemment pour m'adresser à l'équivalent d'un enfant ?... Je ne me comprend pas...

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I'm this kind of guy who shot in people head's to kill them whitout pain. But I gonna bet on the feelings when I take life of those people...

:kyouran:
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Lorsque la tempête ne sait pas se calmer... [PV Frozen]

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